L'Explication Prémisse
Si quelqu’un reçoit quelque chose qui ne lui revient pas — que ce soit par erreur ou en sachant que ce n’est pas à lui — il doit le rendre à la personne qui le lui a indûment remis. Cela vise l’argent, les biens ou toute prestation : on ne peut pas conserver un avantage sans droit. L’obligation de restitution pèse sur le bénéficiaire, sauf s’il peut légalement justifier qu’il avait droit à ce qu’il a reçu.
Vous recevez par virement bancaire 1 200 € envoyé par erreur par un tiers. Même si l’argent est crédité sur votre compte, vous devez le restituer à l’expéditeur. Si vous l’avez déjà dépensé, l’expéditeur peut exiger le remboursement ou engager une action en justice pour obtenir la valeur restituable.
- Obligation de restitution : celui qui reçoit ce qui ne lui est pas dû doit le rendre.
- S’applique en cas d’erreur (erreur de virement, livraison, etc.) et en cas de réception en connaissance de cause.
- Objet large : couvre l’argent, les biens, les prestations ou tout avantage reçu indûment.
- Restitution à la personne dont on l’a indûment reçu (le « créancier » de la restitution).
- L’action vise à éviter l’enrichissement sans cause et à remettre les parties dans l’état antérieur.
- L’action ne suppose pas nécessairement une faute du bénéficiaire (la simple réception indue suffit).
- Exceptions possibles : si le bénéficiaire a un titre légitime (il avait droit au paiement ou au bien), il n’a pas à restituer.
- Si la chose a été consommée, détériorée ou perdue, la restitution peut prendre la forme d’une indemnisation (valeur) selon les circonstances.