Code du Travail

Article D1237-2 : Explication et Exemple

Comprendre le droit du travail simplement.

Texte Officiel
"Le salaire à prendre en considération pour le calcul de l'indemnité de départ en retraite est, selon la formule la plus avantageuse pour l'intéressé, soit le douzième de la rémunération des douze derniers mois précédant le départ à la retraite, soit le tiers des trois derniers mois. Dans ce cas, toute prime ou autre élément de salaire annuel ou exceptionnel qui aurait été versé au salarié pendant cette période est pris en compte à due proportion."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article explique comment on détermine le salaire servant de base au calcul de l’indemnité de départ à la retraite : on retient la formule la plus favorable pour le salarié entre (a) la moyenne mensuelle des 12 derniers mois (somme des rémunérations des 12 mois / 12) et (b) la moyenne mensuelle des 3 derniers mois (somme des rémunérations des 3 mois / 3). Si des primes annuelles ou des éléments exceptionnels ont été versés pendant la période retenue, ils sont intégrés de façon proportionnée pour éviter qu’un versement ponctuel fausse la moyenne.

Exemple Concret

Contexte : départ à la retraite le 31/03. Salaire de base mensuel : 2 500 €. Commissions : 1 000 € en janvier, 1 000 € en février, 1 000 € en mars. Prime annuelle : 6 000 € versée en décembre (donc incluse dans les 12 derniers mois mais hors des 3 derniers mois). Calculs : - Méthode 12 mois : (2 500×12 + commissions (3 000) + prime 6 000) = 39 000 € ; 39 000 / 12 = 3 250 € par mois. - Méthode 3 mois : (2 500×3 + commissions 3 000) = 10 500 € ; 10 500 / 3 = 3 500 € par mois. Résultat : on choisit la formule la plus avantageuse pour le salarié, ici la moyenne des 3 derniers mois (3 500 €). L’indemnité de départ sera donc calculée à partir de 3 500 € mensuels.

Points Clés à Retenir
  • Deux options de calcul : le douzième de la rémunération des 12 derniers mois ou le tiers des 3 derniers mois ; on applique celle qui est la plus favorable au salarié.
  • Pour la période retenue, on prend en compte l’ensemble des éléments de rémunération constitutifs du salaire (salaires mensuels, primes, commissions, etc.).
  • Les primes annuelles ou éléments exceptionnels versés pendant la période retenue sont pris en compte « à due proportion » pour éviter qu’un paiement ponctuel fausse la moyenne (ils sont proratisés selon la période considérée).
  • Si une prime annuelle a été versée pendant les 12 mois mais pas au cours des 3 derniers mois, elle sera intégrée dans la moyenne des 12 mois mais pas dans celle des 3 mois (sauf si elle a été effectivement versée pendant ces 3 mois, auquel cas on l’intègre proportionnellement).
  • L’employeur doit choisir la formule la plus avantageuse pour le salarié au moment du calcul de l’indemnité de départ en retraite.
  • Les dispositions légales peuvent être complétées par des dispositions plus favorables (convention collective, contrat) : ces dernières priment si elles prévoient un calcul plus avantageux.
  • Ne sont prises en compte que les éléments qui constituent la rémunération ; les remboursements de frais ou indemnités non soumis à qualification de salaire sont exclus.

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