Code du Travail

Article L1221-18 : Explication et Exemple

Comprendre le droit du travail simplement.

Texte Officiel
"Tout employeur de personnel salarié ou assimilé est tenu d'adresser à l'organisme chargé du recouvrement des cotisations et contributions sociales dont il relève, au plus tard le 31 janvier de chaque année, une déclaration indiquant le nombre de salariés partis en préretraite ou placés en cessation anticipée d'activité au cours de l'année civile précédente, leur âge et le montant de l'avantage qui leur est alloué. Cette déclaration indique également le nombre de mises à la retraite d'office à l'initiative de l'employeur intervenant dans les conditions des articles L. 1237-5 à L. 1237-10 et le nombre de salariés âgés de cinquante-cinq ans et plus licenciés ou ayant bénéficié de la rupture conventionnelle mentionnée à l'article L. 1237-11 au cours de l'année civile précédant la déclaration. Le défaut de production, dans les délais prescrits, de cette déclaration entraîne une pénalité dont le montant est égal à six cents fois le taux horaire du salaire minimum de croissance. Cette pénalité est recouvrée par l'organisme chargé du recouvrement des cotisations et contributions sociales dont relève l'employeur. Son produit est affecté à la Caisse nationale d'assurance vieillesse . Le modèle de déclaration est fixé par arrêté conjoint du ministre chargé de la sécurité sociale et du ministre chargé de l'emploi. L'obligation de déclaration mentionnée au premier alinéa ne s'applique qu'aux employeurs dont au moins un salarié ou assimilé est parti en préretraite ou a été placé en cessation anticipée d'activité ou a été mis en retraite à l'initiative de l'employeur au cours de l'année civile précédente ainsi qu'aux employeurs dont au moins un salarié âgé de cinquante-cinq ans ou plus a été licencié ou a bénéficié de la rupture conventionnelle mentionnée à l'article L. 1237-11 au cours de l'année civile précédente."

L'Explication Prémisse

En termes simples

L'article impose aux employeurs qui, au cours de l'année civile précédente, ont eu au moins un salarié placé en préretraite, en cessation anticipée d'activité, mis à la retraite d'office ou ayant 55 ans et plus licencié/ayant conclu une rupture conventionnelle, d'adresser une déclaration annuelle à l'organisme collecteur (ex. URSSAF ou MSA) avant le 31 janvier. La déclaration doit indiquer le nombre de cas, l'âge des salariés concernés et le montant des avantages versés. Un modèle de déclaration est fixé par arrêté. Si l'employeur ne dépose pas cette déclaration dans les délais, il s'expose à une pénalité forfaitaire (600 fois le taux horaire du SMIC) recouvrée par l'organisme collecteur et reversée à la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV).

Exemple Concret

Société X emploie 120 personnes. En 2025 elle a placé en cessation anticipée 2 salariés (âgés de 59 et 60 ans) et a mis à la retraite d'office un salarié (âge 67) selon les dispositions de L.1237-5. Au plus tard le 31 janvier 2026, l'entreprise remplit le formulaire officiel prévu par arrêté, y indique : 2 cessations anticipées (âges et montants des avantages versés) et 1 mise à la retraite d'office, puis transmet la déclaration à l'URSSAF dont elle dépend. Si elle oublie d'envoyer cette déclaration dans les temps, elle encourt la pénalité égale à 600 fois le taux horaire du SMIC, recouvrée par l'URSSAF.

Points Clés à Retenir
  • Obligation annuelle de déclaration avant le 31 janvier auprès de l'organisme collecteur (URSSAF, MSA selon le régime).
  • Déclaration exigée seulement si, l'année précédente, au moins un salarié a été : en préretraite, en cessation anticipée d'activité, mis à la retraite d'office, ou âgé de 55 ans et + licencié/ayant eu une rupture conventionnelle.
  • Informations à fournir : nombre de salariés concernés, leur âge et le montant des avantages qui leur ont été alloués.
  • La mise à la retraite d'office renvoie aux conditions prévues aux articles L.1237-5 à L.1237-10 ; la rupture conventionnelle visée est celle de l'article L.1237-11.
  • Modèle de déclaration fixé par arrêté conjoint des ministres chargés de la sécurité sociale et de l'emploi.
  • Sanction en cas d'absence ou de retard : pénalité forfaitaire égale à 600 fois le taux horaire du SMIC, recouvrée par l'organisme collecteur et affectée à la CNAV.
  • La pénalité s'applique indépendamment d'autres sanctions sociales ou fiscales éventuelles ; il est donc important d'archiver la preuve d'envoi.
  • S'applique aux salariés et aux « assimilés » (catégories particulières d'emploi relevant du régime salarié).

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