L'Explication Prémisse
Cet article définit le télétravail : c’est toute organisation où un salarié exécute volontairement, hors des locaux de l’entreprise, un travail qui aurait pu être fait sur place, en utilisant les outils numériques. Le télétravail peut être prévu dès l’embauche ou mis en place ensuite. Il doit être organisé par un accord collectif ou, à défaut, par une charte élaborée par l’employeur après avis du comité social et économique ; à défaut d’accord ou de charte, l’accord salarié/employeur peut être formalisé par tout moyen. Le télétravailleur a les mêmes droits que ses collègues sur site, l’employeur doit motiver un refus notamment pour les travailleurs handicapés ou aidants, et un accident sur le lieu de télétravail survenu pendant l’activité est présumé être un accident du travail.
Contexte : PME de 40 salariés sans accord collectif. Mme Dupont, chargée de communication, demande à télétravailler deux jours par semaine. L’employeur a rédigé une charte après consultation du CSE qui précise : conditions de passage et de retour en présentiel, modalités d’acceptation (email signé), plages horaires de contact (9h–12h / 14h–17h), contrôle et régulation de la charge de travail, et accès au télétravail pour les salariés handicapés, enceintes ou aidants. Mme Dupont accepte les conditions par email. Plus tard, en cas d’épisode de pollution, la charte prévoit le recours systématique au télétravail. Si l’employeur refuse une demande similaire d’un salarié aidant, il doit motiver sa décision ; et si Mme Dupont se blesse en travaillant depuis son domicile pendant sa journée de télétravail, cet accident sera présumé être un accident du travail.
- Définition : télétravail = travail hors des locaux de l’employeur, volontaire, à l’aide des technologies de l’information, pour un travail qui aurait pu être fait sur site.
- Peut être mis en place dès l’embauche ou ultérieurement.
- Cadre prioritaire : accord collectif. À défaut : charte élaborée par l’employeur après avis du CSE. En l’absence de l’un et de l’autre, accord formalisé entre salarié et employeur par tout moyen.
- Le refus d’accorder le télétravail à un poste éligible doit être motivé par l’employeur ; ce refus ne constitue pas un motif de rupture du contrat de travail.
- Protection particulière : si la demande vient d’un travailleur handicapé ou d’un salarié aidant, l’employeur doit motiver son refus (s’il y en a un).
- La charte ou l’accord doit préciser notamment : conditions de passage et de retour au télétravail (y compris en cas d’épisode de pollution), modalités d’acceptation, contrôle du temps de travail ou régulation de la charge, plages horaires de contact, et modalités d’accès pour les travailleurs handicapés, les salariées enceintes et les salariés aidants.
- Égalité de droits : le télétravailleur bénéficie des mêmes droits que les salariés présents dans les locaux (conditions de travail, rémunération, accès à la formation/avantages, protections).
- Accident de télétravail : l’accident sur le lieu où s’exerce le télétravail pendant l’activité professionnelle est présumé être un accident du travail (présomption d’accident du travail).