Code du Travail

Article L1225-26 : Explication et Exemple

Comprendre le droit du travail simplement.

Texte Officiel
"En l'absence d'accord collectif de branche ou d'entreprise déterminant des garanties d'évolution de la rémunération des salariées pendant le congé de maternité et à la suite de ce congé au moins aussi favorables que celles mentionnées dans le présent article, cette rémunération, au sens de l'article L. 3221-3 , est majorée, à la suite de ce congé, des augmentations générales ainsi que de la moyenne des augmentations individuelles perçues pendant la durée de ce congé par les salariés relevant de la même catégorie professionnelle ou, à défaut, de la moyenne des augmentations individuelles dans l'entreprise. Cette règle n'est pas applicable aux accords collectifs de branche ou d'entreprise conclus antérieurement à l'entrée en vigueur de la loi n° 2006-340 du 23 mars 2006 relative à l'égalité salariale entre les femmes et les hommes."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article oblige l’employeur, sauf s’il existe un accord de branche ou d’entreprise offrant des garanties au moins équivalentes, à rattraper les augmentations intervenues pendant le congé maternité : à son retour, la salariée voit son salaire (tel que défini par l’article L.3221‑3) augmenté des hausses générales consenties à l’entreprise et de la moyenne des augmentations individuelles attribuées aux collègues de la même catégorie professionnelle (ou, à défaut, à l’ensemble des salariés de l’entreprise). L’objectif est d’empêcher que le congé maternité n’entraîne une perte d’évolution salariale. Les accords collectifs conclus avant le 23 mars 2006 ne sont pas soumis à cette règle.

Exemple Concret

Exemple concret : Marie est en congé maternité de 9 mois. Pendant son absence, l’entreprise a appliqué une augmentation générale de 2 % à tous les salariés et a accordé des augmentations individuelles aux membres de la même catégorie professionnelle : +3 %, +1 % et +2 %. La moyenne des augmentations individuelles de la catégorie est (3+1+2)/3 = 2 %. À son retour, en l’absence d’accord collectif plus favorable, le salaire de Marie sera majoré de 2 % (augmentation générale) + 2 % (moyenne des augmentations individuelles) = 4 % par rapport à son salaire pris en compte pour le congé maternité.

Points Clés à Retenir
  • S’applique seulement si aucun accord de branche ou d’entreprise n’accorde des garanties au moins aussi favorables.
  • La rémunération prise en compte est celle définie par l’article L.3221‑3 (rémunération utilisée pour le congé maternité).
  • Majorations à appliquer au retour : les augmentations générales + la moyenne des augmentations individuelles accordées pendant le congé.
  • Le calcul de la moyenne se fait d’abord au sein de la même catégorie professionnelle ; à défaut, on utilise la moyenne des augmentations individuelles dans l’entreprise.
  • La règle vise à éviter un retard d’évolution salariale suite au congé maternité.
  • Les accords collectifs conclus avant le 23/03/2006 sont exclus de cette obligation.
  • Pratique : l’employeur doit pouvoir justifier le calcul (bulletins de paie, listes d’augmentations) ; la salariée peut demander des explications et, en cas de non‑application, engager une action (conciliation/prud’hommes).

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