L'Explication Prémisse
Cet article permet à un salarié, avec l'accord de son employeur et de façon anonyme et gratuite, de renoncer à des jours de congés non pris (qu’ils soient affectés ou non à un compte épargne-temps) pour les donner à un collègue de la même entreprise qui doit s’occuper d’un enfant gravement malade, handicapé ou victime d’un accident (moins de 20 ans), ou à la suite du décès d’un enfant (moins de 25 ans) ou d’une personne de moins de 25 ans à sa charge permanente. Les jours cédés doivent dépasser 24 jours ouvrables de congés annuels et la personne bénéficiaire conserve sa rémunération pendant l’absence; cette période est assimilée à du travail effectif pour l’ancienneté et elle conserve les avantages acquis avant l’absence.
Dans une PME, Sophie a 30 jours ouvrables de congés non pris. Elle souhaite aider Julien, dont le fils de 17 ans vient d’être hospitalisé pour une maladie nécessitant des soins quotidiens. Sophie demande à l’employeur, qui accepte, d’anonymiser et d’enregistrer la cession de 4 jours (les 6 premiers jours restant indisponibles car inférieurs au seuil de 24 jours). Julien prend ces 4 jours pour accompagner son enfant ; il perçoit sa rémunération habituelle pendant son absence, ces jours sont pris en compte pour le calcul de son ancienneté et il conserve tous les avantages acquis avant son départ.
- La cession est volontaire, anonyme et sans contrepartie.
- L’accord de l’employeur est nécessaire pour procéder à la cession.
- Les jours peuvent provenir de congés non pris ou d’un compte épargne-temps (s’ils y ont été affectés).
- La cession ne peut porter que sur la part des congés annuels excédant 24 jours ouvrables (les 24 premiers jours ne peuvent pas être cédés).
- Bénéficiaires autorisés : salarié prenant en charge un enfant < 20 ans gravement malade/handicapé/accidenté ; ou salarié dont l’enfant < 25 ans est décédé ; ou salarié dont la personne de moins de 25 ans à sa charge effective et permanente est décédée.
- En cas de décès, la cession peut intervenir pendant l’année qui suit le décès.
- La période d’absence du bénéficiaire donne lieu au maintien de la rémunération par l’employeur.
- Cette période est assimilée à une période de travail effectif pour le calcul des droits liés à l’ancienneté.
- Le salarié bénéficiaire conserve tous les avantages qu’il avait acquis avant son absence.
- La cession s’opère au sein de la même entreprise (pas de transfert inter-entreprises selon cet article).