Code du Travail

Article L1226-23 : Explication et Exemple

Comprendre le droit du travail simplement.

Texte Officiel
"Le salarié dont le contrat de travail est suspendu pour une cause personnelle indépendante de sa volonté et pour une durée relativement sans importance a droit au maintien de son salaire. Toutefois, pendant la suspension du contrat, les indemnités versées par un régime d'assurances sociales obligatoire sont déduites du montant de la rémunération due par l'employeur."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit que si un salarié cesse temporairement de travailler pour une raison personnelle qui ne dépend pas de sa volonté (par exemple un court arrêt maladie, un accident léger ou un empêchement temporaire) et que cette interruption est de courte durée, il a droit à ce que son salaire soit maintenu par l’employeur. En revanche, si pendant cette période la Sécurité sociale (ou un régime d’assurances sociales obligatoire) lui verse des indemnités, ces sommes viennent en déduction du maintien de salaire que doit verser l’employeur (on évite ainsi le double paiement).

Exemple Concret

Exemple concret : Paul, salarié, a un arrêt maladie de 5 jours dans le mois. Son salaire mensuel brut est 2 000 €. La Sécurité sociale lui verse des indemnités journalières totalisant 300 € pour ces 5 jours. L’employeur calcule le maintien de salaire correspondant à la période d’absence et verse la part due, puis déduit les 300 € d’indemnités déjà reçues. Si les indemnités couvrent intégralement la rémunération de la période d’absence, l’employeur n’a rien à verser pour ces jours. Si une convention collective prévoit un complément plus favorable, c’est cette règle plus avantageuse qui s’applique.

Points Clés à Retenir
  • Champ d’application : s’applique quand le contrat est suspendu pour une cause personnelle indépendante de la volonté du salarié et pour une durée relativement courte (expression non définie légalement, appréciée au cas par cas).
  • Droit au maintien du salaire : le salarié a en principe droit au maintien de tout ou partie de sa rémunération par l’employeur pendant cette suspension de courte durée.
  • Déduction des indemnités obligatoires : les indemnités versées par un régime d’assurances sociales obligatoire (ex. : CPAM) sont déduites du montant que l’employeur doit verser.
  • Pas de double paiement : si les indemnités obligatoires couvrent la totalité (ou dépassent) de la rémunération due pour la période, l’employeur n’a pas à compléter davantage.
  • Rôle des accords collectifs : une convention ou un accord collectif peut prévoir des règles plus favorables (maintien intégral sans déduction, complément, etc.) ; ces dispositions priment si elles sont plus favorables au salarié.
  • Preuve et modalités pratiques : en pratique l’employeur peut demander au salarié de justifier le montant des indemnités versées afin d’appliquer la déduction; les modalités de calcul peuvent être précisées par accord d’entreprise ou usage.
  • Limites : la notion de « relativement sans importance » est jurisprudentielle ; les suspensions longues ou les cas spécifiques (invalidité, longue maladie) relèvent d’autres règles et protections.

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