Code du Travail

Article L1235-14 : Explication et Exemple

Comprendre le droit du travail simplement.

Texte Officiel
"Ne sont pas applicables au licenciement d'un salarié de moins de deux ans d'ancienneté dans l'entreprise et au licenciement opéré par un employeur employant habituellement moins de onze salariés, les dispositions relatives à la sanction : 1° De la nullité du licenciement, prévues à l'article L. 1235-11 ; 2° (supprimé) ; 3° Du non-respect de la priorité de réembauche, prévues à l'article L. 1235-13 . Le salarié peut prétendre, en cas de licenciement abusif, à une indemnité correspondant au préjudice subi."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit en termes simples que, lorsqu’un salarié a moins de deux ans d’ancienneté ou lorsque l’employeur est une petite structure (habituellement moins de 11 salariés), certaines sanctions prévues en cas de licenciement abusif ne s’appliquent pas : notamment l’annulation du licenciement (la « nullité ») et la priorité de réembauche. Dans ces situations, le salarié ne pourra donc pas obtenir la réintégration automatique ni l’application de la priorité de réembauche ; il peut en revanche saisir le conseil de prud’hommes pour obtenir une indemnité compensatrice correspondant au préjudice qu’il a subi du fait du licenciement abusif.

Exemple Concret

Marie travaille depuis 18 mois dans une petite agence de communication de 8 personnes. Elle est licenciée sans motif valable. En vertu de l’article L1235-14, Marie ne peut pas obtenir la nullité de son licenciement ni une priorité de réembauche. Elle peut cependant saisir le conseil de prud’hommes pour demander des dommages-intérêts pour le préjudice subi (perte de salaire, préjudice moral, etc.), et ce tribunal évaluera et fixera le montant de l’indemnité.

Points Clés à Retenir
  • Sujets concernés : salariés ayant moins de deux ans d’ancienneté et licenciements prononcés par un employeur employant habituellement moins de 11 salariés.
  • Sanctions exclues : la nullité du licenciement (réintégration et sanctions prévues à L.1235-11) et la priorité de réembauche (L.1235-13) ne s’appliquent pas dans ces cas.
  • Remède alternatif : le salarié victime d’un licenciement abusif peut réclamer une indemnité correspondant au préjudice subi, appréciée par le conseil de prud’hommes.
  • Application pratique : l’article limite les recours « réparateurs » forts (réintégration, priorité) pour favoriser une réparation indemnitaire en cas de licenciement abusif dans ces hypothèses.
  • Décision et évaluation : c’est le juge prud’homal qui apprécie l’existence d’un licenciement abusif et fixe le montant de l’indemnité selon le préjudice prouvé.
  • Portée formelle : cet article précise une exception procédurale et matérielle aux sanctions listées dans les articles visés ; il est important de consulter un conseil juridique pour évaluer les droits précis selon la situation concrète.
Besoin d'aide sur cet article ?

Vous avez un cas pratique ou une fiche d'arrêt à réaliser sur l'article L1235-14 ? L'IA Prémisse peut vous aider à rédiger votre devoir.

Disponible 24/7 • Méthodologie CRFPA