Code du Travail

Article L1237-18-4 : Explication et Exemple

Comprendre le droit du travail simplement.

Texte Officiel
"L'acceptation par le salarié de la proposition de congé de mobilité emporte rupture du contrat de travail d'un commun accord des parties à l'issue du congé. Les salariés bénéficiant d'une protection mentionnée au chapitre Ier du titre Ier du livre IV de la deuxième partie peuvent bénéficier du congé de mobilité. Par dérogation au premier alinéa du présent article, la rupture amiable dans le cadre du congé de mobilité est soumise à l'autorisation de l'inspecteur du travail dans les conditions prévues au chapitre Ier du titre II du livre IV de la deuxième partie. Dans ce cas la rupture du contrat de travail ne peut intervenir que le lendemain du jour de l'autorisation. Pour les médecins du travail, la rupture du contrat est soumise à l'autorisation de l'inspecteur du travail, après avis du médecin inspecteur du travail."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Si un salarié accepte une proposition de congé de mobilité, cela entraîne la rupture du contrat de travail d’un commun accord entre l’employeur et le salarié à la fin du congé : les deux parties conviennent donc de mettre fin au contrat. Les salariés bénéficiant d’une protection particulière (référencée dans le Code du travail) peuvent aussi bénéficier du congé de mobilité, mais, pour eux, la rupture amiable est soumise à l’autorisation de l’inspecteur du travail ; la fin du contrat ne peut intervenir qu’à compter du lendemain de cette autorisation. Pour les médecins du travail, l’autorisation de l’inspecteur du travail n’est donnée qu’après avis du médecin inspecteur du travail.

Exemple Concret

Dans une PME, Marie, déléguée du personnel, accepte une offre de congé de mobilité proposée par la direction. Comme elle est protégée, l’employeur saisit l’inspecteur du travail pour demander l’autorisation de constater la rupture amiable. L’inspecteur donne son accord le 10 avril : la rupture du contrat de Marie ne pourra donc prendre effet qu’à partir du 11 avril. Si l’inspecteur avait refusé, Marie serait restée dans l’entreprise et la rupture n’aurait pas pu être prononcée dans ce cadre.

Points Clés à Retenir
  • L’acceptation par le salarié de la proposition de congé de mobilité entraîne, à l’issue du congé, une rupture du contrat « d’un commun accord » entre les parties.
  • Les salariés protégés peuvent bénéficier du congé de mobilité, mais la rupture amiable les concernant nécessite l’autorisation préalable de l’inspecteur du travail (dérogation au principe général).
  • La rupture ne peut prendre effet qu’à partir du lendemain de la date à laquelle l’inspecteur du travail a délivré son autorisation.
  • Pour les médecins du travail, l’autorisation de l’inspecteur du travail est subordonnée à l’avis du médecin inspecteur du travail.
  • Si l’autorisation de l’inspecteur est refusée ou absente, la rupture amiable dans le cadre du congé de mobilité ne peut pas être prononcée pour les salariés protégés.
  • L’employeur doit donc prévoir et respecter la procédure d’autorisation spécifique pour les salariés protégés (délais et formalités prévus par les chapitres cités du Code du travail).

Continuez votre lecture

Inscrivez-vous gratuitement pour accéder à tout le contenu

  • Fiches d'arrêts complètes
  • Explications IA du Code Civil
  • Cas pratiques et flashcards

Gratuit • Sans carte bancaire • En 30 secondes

Besoin d'aide sur cet article ?

Vous avez un cas pratique ou une fiche d'arrêt à réaliser sur l'article L1237-18-4 ? L'IA Prémisse peut vous aider à rédiger votre devoir.

Disponible 24/7 • Méthodologie CRFPA