Code du Travail

Article L23-114-2 : Explication et Exemple

Comprendre le droit du travail simplement.

Texte Officiel
"L'exercice du mandat de membre de la commission paritaire régionale interprofessionnelle ne peut être une cause de rupture du contrat de travail. Le licenciement et la rupture du contrat à durée déterminée d'un membre de la commission sont soumis à la procédure d'autorisation administrative prévue au livre IV de la présente deuxième partie. Les salariés dont l'identité figure sur la propagande électorale des organisations syndicales de salariés conformément à l'article L. 23-112-2 et les anciens membres de la commission bénéficient également de cette protection, dans les conditions prévues au même livre IV."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article protège les salariés qui exercent un mandat au sein de la commission paritaire régionale interprofessionnelle : le simple fait d’accomplir ce mandat ne peut pas justifier une rupture du contrat de travail. Si l’employeur souhaite quand même licencier ou rompre un CDD pour un membre de la commission, il doit respecter une procédure d’autorisation administrative détaillée au livre IV du Code du travail. La même protection s’étend aussi aux salariés dont le nom figure sur la propagande électorale (selon l’article L.23‑112‑2) et aux anciens membres, dans les conditions fixées par ce même livre IV.

Exemple Concret

Exemple concret : Alice, salariée d’une PME, est élue membre de la commission paritaire régionale. Six mois après, l’employeur invoque des difficultés de performance et veut la licencier. L’employeur ne peut pas la licencier au seul motif qu’elle exerce ce mandat : il doit d’abord vérifier son statut protégé et déposer une demande d’autorisation auprès de l’administration du travail (DREETS/autorité compétente) conformément au livre IV. Si l’employeur rompt le contrat sans attendre l’autorisation, Alice pourra contester le licenciement devant les juridictions et obtenir les sanctions prévues (annulation, réintégration ou indemnités, selon les dispositions du livre IV). De la même façon, un salarié dont le nom figurait sur le matériel électoral comme candidat bénéficie de la même protection, même s’il n’a pas été élu.

Points Clés à Retenir
  • L’exercice du mandat de membre de la commission paritaire régionale interprofessionnelle ne peut pas être une cause de rupture du contrat de travail.
  • Le licenciement et la rupture d’un CDD d’un membre de la commission exigent une autorisation administrative préalable prévue au livre IV du Code du travail.
  • La protection vise aussi les salariés dont l’identité figure sur la propagande électorale (article L.23‑112‑2) et les anciens membres, selon les conditions fixées au livre IV.
  • L’obligation d’autorisation concerne l’employeur : il doit saisir l’administration et attendre la décision avant de procéder à la rupture, sous peine de voir le licenciement contesté.
  • Les sanctions en cas de non‑respect de la procédure sont celles prévues au livre IV (parmi lesquelles peuvent figurer l’annulation du licenciement, la réintégration ou des indemnités) — il faut consulter le livre IV pour les détails pratiques (délais, motifs recevables, procédure).
  • Conseil pratique : avant toute mesure disciplinaire ou économique visant un salarié protégé, l’employeur doit vérifier le statut (mandat, inscription sur propagande électorale, ancienneté du mandat) et engager la procédure d’autorisation prévue par le Code du travail.

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