L'Explication Prémisse
Cet article impose à l’employeur (sauf s’il existe un accord fixant d’autres règles) de mettre à disposition du comité social et économique une base de données économiques, sociales et environnementales (la « BDES/BD-ESE »). Elle doit être tenue à jour et accessible en permanence aux membres des délégations du CSE (y compris central d’entreprise) et aux délégués syndicaux. La base contient des informations précises et variées (investissements, égalité professionnelle, fonds propres, rémunérations, aides publiques, sous‑traitance, impacts environnementaux, etc.) portant sur les deux années précédentes, l’année en cours et des perspectives sur les trois années suivantes. Le contenu détaillé et les modalités de fonctionnement sont précisés par décret et peuvent varier selon la taille de l’entreprise. Enfin, certaines informations peuvent être qualifiées de confidentielles par l’employeur : les représentants qui y ont accès sont alors soumis à une obligation de discrétion.
Dans une entreprise de 350 salariés, la direction RH met en place la base de données prévue par l’article L.2312‑36. Elle y charge chaque trimestre : le plan d’investissement matériel et formation, les effectifs par contrats (CDI/CDD/intérim/stages), les écarts de salaire hommes/femmes par catégorie, le détail des rémunérations dirigeantes, les aides publiques perçues et le bilan carbone annuel. Le CSE consulte la base en continu pour préparer ses avis sur le projet d’investissement et sur la politique d’égalité professionnelle. Certains contrats de financement sont marqués « confidentiels » par la direction : les élus qui consultent ces pièces savent qu’ils doivent respecter l’obligation de discrétion prévue par la loi.
- Obligation de mise à disposition d’une base de données économique, sociale et environnementale si aucun accord prévu à L.2312‑21 n’existe.
- Accès permanent réservé aux membres de la délégation du personnel du CSE, au CSE central d’entreprise et aux délégués syndicaux.
- La base doit être régulièrement mise à jour.
- Thèmes obligatoires (exemples) : investissements (sociaux, matériels, immatériels), égalité professionnelle, fonds propres et endettement, éléments de rémunération, activités sociales et culturelles, aides publiques/crédits d’impôt, sous‑traitance, transferts entre entités du groupe, conséquences environnementales.
- Période couverte : les deux années précédentes, l’année en cours et des perspectives sur les trois années suivantes.
- Le contenu exact et les modalités (fréquence de mise à jour, format, niveau de détail) sont fixés par décret et peuvent varier selon l’effectif (seuil de 300 salariés mentionné).
- L’employeur peut qualifier certaines informations de confidentielles ; les représentants ayant accès sont soumis à une obligation de discrétion.
- La base facilite l’exercice des attributions information‑consultation du CSE (analyse de la situation économique, sociale et environnementale).