Code du Travail

Article L2315-84 : Explication et Exemple

Comprendre le droit du travail simplement.

Texte Officiel
"L'expert est tenu aux obligations de secret et de discrétion définies à l'article L. 2315-3 ."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit simplement que l'expert nommé pour intervenir auprès du comité social et économique (CSE) doit respecter les mêmes obligations de secret et de discrétion que celles prévues à l'article L.2315-3. Concrètement, l'expert ne peut pas divulguer les informations, documents ou éléments confidentiels dont il a connaissance dans le cadre de sa mission, il ne peut les utiliser que pour l'objet de sa mission et doit en préserver la confidentialité même après la fin de sa mission, sauf exceptions prévues par la loi (informations déjà publiques, obligation légale, autorisation, etc.).

Exemple Concret

Exemple : un expert comptable est mandaté par le CSE pour examiner l'état financier de l'entreprise dans le cadre d'un projet de licenciements économiques. Il reçoit des fiches de paie, des évaluations individuelles et des échanges internes. L'expert doit : ne pas transmettre ces fiches et noms d'employés à des tiers (autres clients, médias), stocker ces documents de façon sécurisée, anonymiser les données personnelles dans le rapport remis au CSE lorsque les détails individuels ne sont pas nécessaires, et retourner ou détruire les documents confidentiels à la fin de sa mission. S'il est requis de communiquer certains éléments à une justice ou par une obligation légale, il peut alors le faire selon les règles applicables.

Points Clés à Retenir
  • L'obligation vise toutes les informations et documents confidentiels obtenus pendant la mission de l'expert (données individuelles, éléments stratégiques, échanges internes).
  • Cette obligation découle directement de l'article L.2315-3 : secret et discrétion, usage limité aux seules finalités de la mission.
  • La confidentialité perdure après la fin de la mission de l'expert (durée indéterminée sauf précision ou exception légale).
  • Exceptions possibles : informations déjà publiques, consentement de la personne concernée, obligation légale ou judiciaire, ou autorisation expresse par l'instance compétente (ex. CSE).
  • L'expert doit prendre des mesures pratiques : sécuriser les documents, limiter l'accès, anonymiser les données dans les rapports, et restituer ou détruire les pièces confidentielles à la fin de la mission.
  • Le non-respect peut engager des conséquences professionnelles ou juridiques (sanctions disciplinaires contractuelles, responsabilité civile, voire conséquences pénales selon la nature des informations divulguées).
  • Il est courant et recommandé de formaliser ces obligations par une clause de confidentialité dans la lettre de mission ou le contrat de l'expert pour préciser périmètre, durée et modalités de traitement des données.
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