L'Explication Prémisse
Cet article précise comment un employeur peut obtenir l'autorisation de faire travailler des salariés le dimanche (ou de leur donner le repos hebdomadaire par roulement) : soit par un accord collectif négocié, soit, à défaut, par une décision unilatérale de l'employeur approuvée par référendum des salariés concernés (après avis du CSE s'il existe). L'accord ou la décision doit prévoir des contreparties (salariales et autres), des engagements en matière d'emploi et des mesures en faveur de personnes en difficulté ou handicapées. En l'absence d'accord, la décision unilatérale impose notamment un repos compensateur et une rémunération au moins doublée pour chaque dimanche travaillé. Des règles spécifiques existent pour les établissements de moins de onze salariés et pour la prise en compte de l'évolution des situations personnelles des salariés concernés.
Une boutique située dans une zone touristique veut ouvrir tous les dimanches. L'employeur négocie d'abord un accord d'établissement avec les représentants du personnel qui fixe : majoration salariale, jours de repos compensateurs, aides pour la garde d'enfants, et engagements de recrutement de personnes en difficulté. Faute d'accord, l'employeur consulte le CSE, organise un référendum auprès des salariés concernés : si la majorité approuve, la décision s'applique et chaque salarié travaillant le dimanche reçoit un repos compensateur et au minimum le double de sa rémunération pour ce jour. Si, plus tard, un accord collectif est signé, il remplace automatiquement les dispositions de la décision unilatérale.
- Autorisation du travail dominical exigée : priorité à un accord collectif ; à défaut, décision unilatérale validée par référendum.
- Si décision unilatérale : avis du CSE préalable s'il existe, et approbation par référendum des personnels concernés.
- L'accord ou la décision fixe les contreparties : notamment salariales, engagements en matière d'emploi et mesures pour publics en difficulté ou personnes handicapées.
- En l'absence d'accord, chaque salarié privé du repos dominical bénéficie d'un repos compensateur et d'une rémunération au moins égale au double pour le dimanche travaillé.
- Si un accord collectif est négocié après une décision unilatérale, l'accord s'applique dès sa signature et remplace la décision.
- Pour donner le repos hebdomadaire par roulement, l'établissement doit être couvert par un accord d'entreprise/établissement, de branche ou territorial qui prévoit une compensation adaptée au caractère dérogatoire du travail dominical.
- Les accords doivent aussi prévoir des mesures facilitant la conciliation vie professionnelle / vie personnelle et compenser les charges liées à la garde des enfants.
- Règle spéciale pour les établissements de moins de 11 salariés : à défaut d'accord, la mesure peut être mise en place après consultation et approbation par la majorité des salariés concernés; franchissement du seuil de 11 entraîne l'application des règles normales à partir de la 3e année consécutive où le seuil est atteint.
- L'accord ou la décision doit prévoir comment seront prises en compte les évolutions de la situation personnelle des salariés privés du repos dominical.