Code du Travail

Article L3141-25 : Explication et Exemple

Comprendre le droit du travail simplement.

Texte Officiel
"Pour la fixation de l'indemnité de congé, il est tenu compte des avantages accessoires et des prestations en nature dont le salarié ne continuerait pas à jouir pendant la durée de son congé. La valeur de ces avantages et prestations ne peut être inférieure à celle fixée par l'autorité administrative."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit que, quand on calcule l’indemnité versée au salarié pour ses congés (lorsqu’il perçoit une indemnité plutôt que le maintien intégral de son salaire), il faut y ajouter la valeur des avantages en nature et des petits avantages (ex. logement, voiture de fonction, tickets-restaurant, téléphone) que le salarié ne pourra pas utiliser pendant ses congés. Et si l’administration a fixé une valeur minimale pour ces avantages, l’employeur ne peut pas les évaluer en-deçà de cette valeur.

Exemple Concret

Exemple concret : Sophie perçoit 2 000 € brut par mois, des tickets-restaurant dont la valeur mensuelle est de 120 € et un logement de fonction estimé à 400 €/mois selon l’employeur. Pendant ses congés, elle n’aura plus accès au logement ni aux tickets. Pour fixer l’indemnité de congé, l’employeur doit donc ajouter la valeur de ces avantages perdus à l’indemnité. Si l’administration a fixé une valeur minimale pour le logement à 350 €, l’employeur ne peut retenir moins de 350 € pour ce poste (même si l’employeur estimait 300 € auparavant).

Points Clés à Retenir
  • S’applique à l’indemnité de congé (compensation versée pendant les congés).
  • Il faut prendre en compte les avantages accessoires et prestations en nature dont le salarié ne bénéficiera pas pendant le congé (logement, véhicule, titres-restaurant, etc.).
  • Ne concerne que les avantages que le salarié perd effectivement pendant la période de congé (si l’avantage est maintenu, il n’est pas à ajouter).
  • La valeur retenue pour ces avantages ne peut être inférieure à celle fixée par l’autorité administrative (arrêté ou barèmes officiels) ; l’employeur doit donc respecter ces minima.
  • Les conventions collectives ou accords d’entreprise peuvent prévoir des règles plus favorables au salarié que le minimum administratif.
  • Risque en cas de non‑respect : redressement (ex. paiement complémentaire), contestation par le salarié ou contentieux prud’homal pour sous‑évaluation de l’indemnité.

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