Code du Travail

Article L3422-3 : Explication et Exemple

Comprendre le droit du travail simplement.

Texte Officiel
"A Mayotte, les listes établies aux articles L. 3133-1 et L. 3422-2 ne portent atteinte ni aux stipulations des conventions ou accords collectifs de travail ni aux usages qui prévoiraient des jours fériés supplémentaires, notamment les fêtes de Miradji, Idi-el-Fitri, Idi-el-Kabir et Maoulid."

L'Explication Prémisse

En termes simples

En Mayotte, les listes nationales de jours fériés visées aux articles L.3133-1 et L.3422-2 ne peuvent pas supprimer ou remettre en cause des dispositions de conventions ou d’accords collectifs ni des usages locaux qui prévoient des jours fériés supplémentaires. Autrement dit, si une convention, un accord ou une pratique locale accorde des jours de repos en plus des jours fériés nationaux (par exemple pour Miradji, Idi-el-Fitri, Idi-el-Kabir ou Maoulid), ces jours supplémentaires continuent de s’appliquer dans les entreprises à Mayotte.

Exemple Concret

Une convention collective applicable à une entreprise de Mamoudzou prévoit que les salariés bénéficient du jour de repos pour Idi‑el‑Fitri en plus des jours fériés nationaux. L’employeur ne peut pas invoquer la liste nationale des jours fériés pour refuser ce jour de repos ; s’il a besoin de maintenir un service ce jour-là, il devra soit prévoir une compensation (rémunération majorée, repos compensateur) conforme à la convention, soit négocier un accord avec les représentants du personnel — mais il ne peut pas unilatéralement supprimer ce droit.

Points Clés à Retenir
  • Champ d’application territorial : disposition spécifique à Mayotte.
  • Primauté des conventions/accords collectifs et des usages locaux : les listes nationales ne peuvent y porter atteinte.
  • Protection de jours fériés supplémentaires : les fêtes locales (ex. Miradji, Idi‑el‑Fitri, Idi‑el‑Kabir, Maoulid) peuvent être reconnues comme jours fériés par accord ou usage et restent applicables.
  • Effet pratique : l’employeur doit respecter les dispositions plus favorables prévues par la convention, l’accord ou l’usage local.
  • Preuve et preuve d’usage : un usage doit être établi (pratique constante et acceptée) pour être opposable s’il n’est pas écrit dans un accord collectif.
  • Négociation possible mais pas suppression unilatérale : toute modification de ces avantages nécessite l’accord des parties compétentes (accord collectif, négociation avec représentants).
  • Conséquences du non‑respect : l’entreprise s’expose à des réclamations individuelles ou collectives et à des sanctions au titre du non‑respect du droit du travail ou des accords applicables.
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