Code du Travail

Article L4741-4 : Explication et Exemple

Comprendre le droit du travail simplement.

Texte Officiel
"En cas d'infraction aux dispositions de l'article L. 4221-1 , de celles du livre III ainsi que des articles L. 4411-7 , L. 4525-1 et L. 4721-4 et des décrets pris en application, le jugement fixe, en outre, le délai dans lequel sont exécutés les travaux de sécurité et de salubrité imposés par ces dispositions. Ce délai ne peut excéder dix mois."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit que lorsqu’un tribunal constate une infraction aux règles relatives à la santé et à la sécurité au travail (par exemple le devoir général de prévention de l’employeur prévu à l’article L.4221-1, ou d’autres dispositions du Code du travail et des décrets d’application cités), il doit aussi fixer un délai pour la réalisation des travaux nécessaires pour remettre les lieux en conformité (travaux de sécurité ou de salubrité). Ce délai est impératif et ne peut excéder dix mois à compter du jugement. Autrement dit, en plus d’une sanction, le juge impose une date butoir pour réparer la situation de danger ou d’insalubrité.

Exemple Concret

Une inspection révèle que dans un atelier de production les issues de secours sont encombrées, un système d’extraction d’air est hors service et des sols sont glissants à cause de fuites d’huile : le procureur engage des poursuites. Le juge condamne l’employeur et, en complément de l’amende, fixe un délai de 4 mois pour débloquer et signaler correctement les issues, réparer le système d’extraction et faire traiter les surfaces glissantes. Si les travaux ne sont pas exécutés dans ce délai, l’employeur s’expose à des mesures d’exécution forcée et à de nouvelles sanctions.

Points Clés à Retenir
  • S’applique quand il y a infraction aux obligations de sécurité/salubrité prévues (notamment L.4221-1, dispositions du livre III et les articles cités).
  • Le jugement doit fixer un délai pour l’exécution des travaux correctifs imposés par ces dispositions.
  • Ce délai est limité à 10 mois maximum (il peut être plus court selon l’urgence).
  • Il s’agit d’une mesure complémentaire à la sanction pénale ou administrative : vise la remise en conformité effective des lieux de travail.
  • Le délai commence à courir à partir du jugement (ou de la date précisée par le juge).
  • Le non-respect du délai peut entraîner des mesures d’exécution forcée, des astreintes ou d’autres conséquences juridiques complémentaires (nouveaux poursuites, aggravation des sanctions).
  • Les prescriptions techniques peuvent être précisées par décrets ou par expertise judiciaire ; le juge tient compte de ces éléments pour fixer le délai.

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