L'Explication Prémisse
Les agents de prévention des fraudes, après avoir été agréés et assermentés, peuvent exiger auprès des tiers tous les documents et informations nécessaires pour vérifier la sincérité des déclarations et l’authenticité des pièces liées aux allocations, aides ou prestations versées par France Travail. Le secret professionnel ne peut s’y opposer. Ce droit porte sur tout support (papier ou numérique) et permet la prise immédiate d’extraits et copies ; la communication doit être gratuite, numérique et fournie dans les 30 jours. Des règles spécifiques encadrent l’accès à des informations sur des personnes « non identifiées » (décret après avis de la CNIL). Le non-respect de la demande entraîne des amendes (montants et modalités distincts selon la nature de la demande), et en cas de recours à une procédure de recouvrement ou suppression d’une prestation, la personne concernée doit être informée des éléments obtenus et peut en demander copie.
Une entreprise qui emploie 50 salariés reçoit une demande numérique d’un agent agréé de France Travail pour vérifier l’éligibilité à une aide emploi: copies des bulletins de paie, contrats de travail et attestations d’heures pour cinq salariés bénéficiaires. L’entreprise doit transmettre ces documents numériquement dans les 30 jours (ou permettre la prise d’extraits/copies sur place). Si elle tarde ou refuse sans motif, elle risque une amende (1 500 € par allocataire concerné, limitée à 10 000 € au total pour ce type de demande). Si France Travail engage ensuite le recouvrement d’une aide sur la base de ces éléments, l’entreprise sait que la personne visée sera informée de la teneur et de l’origine des documents fournis et pourra obtenir une copie.
- Bénéficiaires du droit : agents de prévention des fraudes agréés et assermentés (article L.5312-13-1).
- Objet : obtenir documents/informations nécessaires au contrôle de la sincérité des déclarations et de l’authenticité des pièces pour les allocations/aides/prestations versées par France Travail.
- Le secret professionnel ne peut s’opposer à cette communication.
- Champ matériel : tout support de conservation (papier, numérique) ; prise immédiate d’extraits et de copies autorisée.
- Délai et coût : communication numérique, gratuite, dans les 30 jours suivant la demande.
- Accès à données non identifiées : possible sous conditions fixées par décret après avis de la CNIL.
- Sanctions en cas de silence ou refus : amende de 1 500 € par cotisant/allocataire concerné (plafond 10 000 €) pour la demande visée au 1er alinéa ; 5 000 € pour le refus relatif aux informations sur personnes non identifiées ; majoration (doublement) en cas de récidive dans les 5 ans.
- Les amendes s’appliquent par demande lorsque tout ou partie des éléments sollicités ne sont pas communiqués.
- Exceptions procédurales : le droit s’exerce selon les conditions et auprès des personnes listées dans le livre des procédures fiscales (avec exclusions nommées dans l’article).
- Obligation d’information : si une procédure de recouvrement ou suppression d’une prestation est engagée grâce à ces informations, France Travail doit indiquer à la personne concernée la teneur et l’origine des éléments obtenus et lui communiquer, sur demande, copie des documents utilisés.