L'Explication Prémisse
Cet article dit que les personnes sans emploi visées à l’article L.5411-1 doivent être orientées vers un « organisme référent » (France Travail, conseil départemental, mission locale, ou organismes spécialisés pour le handicap) qui va les accompagner pour accéder ou revenir à l’emploi, y compris par la formation, la mobilité ou la création d’entreprise. Si des obstacles temporaires (santé, logement, mobilité, garde d’enfants, rôle d’aidant) empêchent toute recherche d’emploi, l’organisme référent fournit d’abord un accompagnement à vocation d’insertion sociale. Selon la situation de la personne (bénéficiaire du RSA ou non, jeune, personne en situation de handicap), la décision d’orientation est prise par différents acteurs et repose sur des critères (qualification, situation par rapport à l’emploi, aspirations et difficultés). Les choix et leur mise en œuvre sont tracés et peuvent être adaptés localement ; un décret prévoit aussi la possibilité d’orienter vers d’autres organismes publics ou privés qui remplissent des conditions déterminées.
Exemple en entreprise : Marie, opératrice dans une usine, est licenciée pour motif économique et est bénéficiaire du RSA. Le président du conseil départemental, qui gère l’orientation des allocataires RSA dans le département, délègue la prise en charge à l’opérateur France Travail. Lors de l’évaluation, on identifie que le principal frein de Marie est la garde de son enfant et l’absence de permis. Avant de lancer une démarche active de recherche d’emploi, l’organisme référent met en place un accompagnement social (aide pour l’accès à une place en crèche et soutien pour les démarches de santé). Ensuite, Marie bénéficie d’une formation courte prise en charge, d’une aide à la mobilité pour passer le permis et d’un accompagnement à la recherche d’emploi. Grâce à ce parcours mixte (insertion sociale puis actions vers l’emploi), Marie retrouve un emploi dans une autre entreprise locale.
- Objectif : orienter vers un organisme référent pour un accompagnement vers l’accès ou le retour à l’emploi, y compris création/reprise d’entreprise, formation, mobilité et insertion sociale.
- Accompagnement préalable à vocation d’insertion sociale obligatoire si des difficultés (santé, logement, mobilité, garde d’enfants, situation de proche aidant) empêchent temporairement l’engagement dans une recherche d’emploi.
- Qui décide de l’orientation : - France Travail pour les personnes n’étant pas allocataires du RSA ; - Président du conseil départemental pour les bénéficiaires du RSA (peut déléguer à France Travail) ; - Missions locales pour les jeunes qui les sollicitent (hors bénéficiaires RSA) ; - Organismes de placement spécialisés pour les personnes en situation de handicap qui les sollicitent (hors bénéficiaires RSA).
- Critères d’orientation : niveau de qualification, situation au regard de l’emploi, aspirations, et difficultés particulières (santé, logement, mobilité, garde d’enfants, statut d’aidant). Ces critères sont définis selon L.5311-9 et peuvent être précisés localement par arrêté conjoint.
- Liste des organismes référents : France Travail, conseils départementaux, organismes délégataires d’un conseil départemental (par convention), missions locales, et organismes spécialisés pour le handicap. Un décret peut autoriser d’autres organismes publics ou privés sous conditions.
- Transmission d’informations : les décisions d’orientation et la mise en œuvre des critères doivent être communiquées aux instances nationales et départementales prévues au code (transmissions et périodicité définies).
- Possibilité de conventions et délégations : le président du conseil départemental peut déléguer à France Travail et les conseils peuvent conventionner avec des délégataires pour assurer l’accompagnement.
- Dimension locale : les critères peuvent être adaptés aux circonstances locales après décision conjointe de l’État et du président du conseil départemental, avec avis de l’instance départementale concernée.
- Conséquence pratique pour employeurs : l’employeur peut orienter ou informer les personnes licenciées ou en difficulté sur l’existence de ces dispositifs ; le parcours peut comprendre aides à la formation ou à la mobilité facilitant le recrutement ou la reconversion.