L'Explication Prémisse
Cet article dit simplement que les compétences visées par la formation professionnelle s’appuient et prolongent le « socle » de connaissances et compétences défini par le Code de l’éducation (socle commun). Il précise aussi que la lutte contre l’illettrisme, l’amélioration de la maîtrise du français et le développement des compétences numériques font partie intégrante de la formation tout au long de la vie. Enfin, il impose une logique de coopération : services publics, collectivités, entreprises, institutions sociales, associations et organisations syndicales et professionnelles doivent participer, chacun dans leur domaine, à l’élaboration et à la mise en œuvre de ces actions.
Une PME de 120 salariés remarque que plusieurs opérateurs ont des difficultés de lecture de consignes et d’utilisation d’outils informatiques. Elle contacte le centre de formation d’adultes de la commune et l’OPCO, et organise des sessions de remédiation en langue française et en compétences numériques basiques pendant le temps de travail. Le contenu s’appuie sur le socle commun (compétences de base en lecture, expression écrite, usages numériques) ; les syndicats sont associés au calendrier et au déroulé, et l’entreprise mobilise le CPF et un financement OPCA pour couvrir les coûts. Ces actions visent à réduire l’illettrisme, faciliter l’apprentissage sur poste et améliorer la sécurité et la performance.
- Les formations professionnelles doivent s’appuyer sur le socle commun de connaissances et compétences (article L.122‑1‑1 du Code de l’éducation).
- La lutte contre l’illettrisme, l’amélioration de la maîtrise du français et le développement des compétences numériques font partie de la formation professionnelle tout au long de la vie.
- Il s’agit d’une démarche de complément et de développement du socle scolaire dans le cadre professionnel (pas d’un nouveau référentiel autonome).
- La mise en œuvre suppose la mobilisation coordonnée de multiples acteurs : services publics, collectivités, entreprises, institutions sociales, associations, syndicats et organisations professionnelles.
- Pour les entreprises, cela implique d’intégrer ces volets (français, littératie, numérique) dans leur politique de formation/plan de développement des compétences et de coopérer avec les acteurs locaux et les financeurs.
- La formulation impose une obligation de concourir (participer à l’élaboration et à la mise en œuvre) mais laisse une marge d’organisation selon les domaines d’action de chaque acteur.
- Ces actions contribuent aussi à l’employabilité, à la sécurité au travail et à l’accès à la qualification (articulation possible avec CPF, diplôme, VAE).