Code du Travail

Article L6131-1 : Explication et Exemple

Comprendre le droit du travail simplement.

Texte Officiel
"I.-Les employeurs concourent au développement de la formation professionnelle et de l'apprentissage par : 1° Le financement direct des actions de formation de leurs salariés ; 2° Le versement de la contribution unique à la formation professionnelle et à l'alternance mentionnée à l'article L. 6131-2 ; 3° Le versement de la contribution supplémentaire à l'apprentissage mentionnée à l'article L. 6242-1 ; 4° Le versement de la contribution dédiée au financement du compte personnel de formation pour les titulaires d'un contrat à durée déterminée mentionnée à l'article L. 6331-6 ; 5° Le versement, le cas échéant, des contributions supplémentaires ayant pour objet le développement de la formation professionnelle continue prévues par un accord professionnel national conclu en application de l'article L. 6332-1-2 . II.-Le I ne s'applique pas à l'Etat, aux établissements publics de santé, sociaux et médico-sociaux relevant de la fonction publique hospitalière, aux groupements de coopération sanitaire mentionnés aux articles L. 6133-1 et L. 6133-4 du code de la santé publique, aux groupements de coopération sociale et médico-sociale mentionnés à l' article L. 312-7 du code de l'action sociale et des familles , aux collectivités territoriales et à leurs établissements publics à caractère administratif ainsi qu'aux employeurs dont l'entreprise ne comporte pas d'établissement en France mentionnés à l' article L. 243-1-2 du code de la sécurité sociale ."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit simplement que les employeurs doivent contribuer au développement de la formation professionnelle et de l’apprentissage, soit en payant directement des formations pour leurs salariés, soit en versant plusieurs contributions légales (la « contribution unique » pour la formation et l’alternance, une contribution supplémentaire pour l’apprentissage, une contribution pour alimenter le compte personnel de formation des salariés en CDD, etc.). Il précise aussi que certaines structures publiques ou les entreprises sans établissement en France ne sont pas soumises à ces obligations.

Exemple Concret

Une PME de 50 salariés en Île‑de‑France : elle prend en charge directement un stage de montée en compétences pour trois salariés ; chaque mois elle verse la contribution unique via la déclaration sociale (qui finance la formation et l’alternance au niveau national/régional) ; lorsqu’elle embauche un apprenti elle paie la contribution supplémentaire à l’apprentissage prévue par la loi ; et pour ses salariés en CDD elle verse la contribution dédiée au financement du compte personnel de formation. Si une branche professionnelle l’exige via un accord national, l’entreprise peut aussi verser des contributions additionnelles prévues par cet accord.

Points Clés à Retenir
  • Les employeurs participent à la formation professionnelle soit en finançant directement les actions de formation, soit en versant des contributions obligatoires.
  • Les contributions listées sont : la contribution unique (formation professionnelle et alternance), la contribution supplémentaire à l’apprentissage, la contribution dédiée au financement du CPF pour les titulaires de CDD, et éventuellement des contributions supplémentaires prévues par un accord professionnel national.
  • Le versement peut être opéré via les modalités prévues par la réglementation (ex. déclaration sociale/DSN) et alimente les dispositifs nationaux et paritaires (OPCO, fonds, CPF, etc.).
  • L’article renvoie à d’autres dispositions (L.6131‑2, L.6242‑1, L.6331‑6, L.6332‑1‑2) qui définissent les modalités et les taux de ces contributions.
  • La présence d’une obligation de financement direct n’exclut pas l’obligation de verser les contributions légales : les deux peuvent coexister.
  • Des accords professionnels nationaux peuvent prévoir des contributions supplémentaires destinées au développement de la formation continue.
  • Le II énumère des employeurs exonérés : l’État, certains établissements publics hospitaliers/socials/médico‑sociaux, certains groupements de coopération sanitaire ou médico‑sociale, les collectivités territoriales et leurs EPA, et les employeurs sans établissement en France.
  • Le non‑respect de ces obligations peut entraîner des redressements et sanctions administratives ou financières selon les règles applicables (contrôle URSSAF/autorités compétentes).
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