L'Explication Prémisse
La taxe d'apprentissage est un impôt payé par certains employeurs pour soutenir l'accès à l'apprentissage et financer des actions de développement de l'apprentissage. Sont redevables en priorité les employeurs soumis à l'impôt sur les sociétés (et certaines personnes ou sociétés fiscalement assimilées) lorsqu'ils exercent des activités commerciales ou industrielles visées par le code général des impôts. L'administration fiscale communique, selon des règles réglementaires, la liste des entreprises assujetties aux organismes concernés. De nombreuses structures sont expressément exonérées (établissements d'enseignement, certaines coopératives, associations non lucratives, organismes HLM, etc.). Enfin, il existe une exonération mensuelle pour les employeurs qui embauchent des apprentis : si leurs rémunérations mensuelles prises en compte pour les cotisations sociales n'excèdent pas six fois le montant du SMIC en vigueur pour la période considérée, ils sont exonérés de la taxe d'apprentissage (modalités précisées par décret).
1) Entreprise soumise à l'IS qui embauche un apprenti : Société X (soumise à l'impôt sur les sociétés) embauche un apprenti en contrat d'apprentissage. Pour le mois de janvier, la somme des rémunérations mensuelles prises en compte pour la base des cotisations sociales pour l'entreprise est de 9 000 €. Si le plafond « six fois le SMIC » pour janvier est de 10 200 €, Société X bénéficie pour ce mois de l'exonération de la taxe d'apprentissage liée à l'embauche de cet apprenti. 2) Établissement non redevable : Un lycée privé d'enseignement secondaire relevant exclusivement de l'enseignement (objet exclusif) n'est pas redevable de la taxe d'apprentissage quel que soit son chiffre d'affaires, même s'il réalise ponctuellement des ventes annexes.
- Finalité : financer et favoriser l'égal accès à l'apprentissage et des actions de développement de l'apprentissage (renvoi à L.6241-2 pour les modalités).
- Assujettis principaux : employeurs soumis à l'impôt sur les sociétés (article 205 CGI) et certaines personnes/sociétés fiscalement assimilées lorsqu'elles exercent les activités visées par le CGI.
- Communication administrative : les agents fiscaux transmettent, selon décret, la liste des entreprises soumises aux organismes collecteurs/concernés (référence au livre des procédures fiscales).
- Exonérations générales (III) : nombreuses catégories exclues de la taxe (établissements d'enseignement, groupements d'employeurs agricoles, associations/organismes à activité non lucrative, diverses coopératives, organismes HLM, sociétés de crédit immobilier limitées, coopératives de construction, etc.).
- Activités commerciales accessoires : la réalisation d'activités commerciales secondaires par un employeur exonéré n'entraîne pas la perte de l'exonération.
- Exonération liée à l'embauche d'apprentis (IV) : exonération mensuelle pour les employeurs assujettis qui ont conclu un contrat d'apprentissage, lorsque leurs rémunérations mensuelles (retenues pour la base des cotisations) n'excèdent pas six fois le SMIC. Modalités fixées par décret.
- Décrets et renvois : plusieurs modalités d'application (seuils, calendrier, modalités de déclaration et d'application de l'exonération) sont précisées par décret ; il faut consulter les textes réglementaires et la documentation administrative pour l'application pratique.
- Vérification et preuve : l'employeur doit pouvoir justifier du contrat d'apprentissage et des éléments de rémunération pris en compte ; les règles de calcul renvoient à la base de cotisations définie à l'article L.242-1 du code de la sécurité sociale.