L'Explication Prémisse
La taxe d'apprentissage sert à financer l'égalité d'accès à l'apprentissage et des actions pour développer l'apprentissage. Elle est due principalement par les employeurs assujettis à l'impôt sur les sociétés (de plein droit ou sur option) ainsi que certaines personnes physiques et sociétés fiscales mentionnées par le Code général des impôts, dès lors qu'ils exercent certaines activités. L'administration fiscale transmet aux organismes concernés la liste des entreprises redevables. Plusieurs catégories d'organismes (établissements d'enseignement, associations à but non lucratif, coopératives agricoles ou de construction, organismes HLM, etc.) sont exonérées. En outre, un employeur occupant un ou plusieurs apprentis peut être exonéré mensuellement de la taxe si ses rémunérations mensuelles prises en compte pour les cotisations sociales n'excèdent pas six fois le SMIC ; les modalités pratiques sont fixées par décret.
1) Une petite entreprise industrielle soumise à l'impôt sur les sociétés embauche un apprenti et, chaque mois, son total de rémunérations retenues pour l'assiette des cotisations sociales représente l'équivalent de 4 fois le SMIC : elle bénéficie de l'exonération mensuelle de la taxe d'apprentissage tant que cette condition (≤ 6 × SMIC) est respectée. 2) Une association gérant exclusivement une école primaire privée a pour objet uniquement l'enseignement : elle n'est pas redevable de la taxe d'apprentissage, même si elle effectue occasionnellement une activité commerciale accessoire.
- Objet : financer l'égal accès et le développement de l'apprentissage (référence L.6241-2).
- Assujettis : employeurs passibles de l'impôt sur les sociétés (art. 205 CGI), ainsi que personnes physiques et sociétés ayant opté pour le régime des sociétés de personnes lorsque leur activité correspond aux articles 34 et 35 du CGI.
- Transmission d'informations : l'administration fiscale communique, selon décret, la liste des entreprises redevables aux organismes concernés (références aux dispositions fiscales et de sécurité sociale).
- Exonérations générales : ne sont pas redevables — entre autres — les établissements dont l'objet exclusif est l'enseignement (maternelle, primaire, secondaire, supérieur, technique, médical/paramédical), certaines coopératives, associations et organismes HLM ; la liste complète est détaillée dans le texte.
- Activités commerciales accessoires : leur réalisation par un organisme exonéré n'annule pas l'exonération.
- Exonération mensuelle liée à l'apprentissage : un employeur occupant un ou plusieurs apprentis peut être exonéré mensuellement si ses rémunérations mensuelles (prise en compte pour l'assiette des cotisations) n'excèdent pas 6 × SMIC ; modalités d'application fixées par décret.
- Renvois et modalités : plusieurs dispositions renvoient à d'autres articles et décrets pour la mise en œuvre pratique (articles du CGI, du code de la sécurité sociale, du code rural, et décrets d'application).