L'Explication Prémisse
L'article précise comment se répartit la taxe d'apprentissage en deux parts : une part principale (taux 0,59 %) destinée au financement de l’apprentissage et reversée à France compétences, et un solde (taux 0,09 %) affecté chaque année à des établissements ou centres de formation. Une entreprise qui possède un centre de formation d’apprentis (CFA) peut, sous conditions et dans la limite d’un plafond fixé par décret, déduire de la part principale les dépenses liées aux formations qu’elle y dispense ou les versements pour développer de nouvelles offres qui servent à former ses propres apprentis. Le solde est déclaré et payé annuellement : une fraction transitant par la Caisse des dépôts pour les établissements choisis et une autre payée directement aux CFA. Certaines grandes entreprises peuvent bénéficier d’une créance calculée lorsqu’elles dépassent un seuil, cette créance étant imputable sur le solde et non remboursable ni reportable.
Exemple concret : une entreprise dont la masse salariale donne une taxe d’apprentissage totale de 6 800 € (soit 0,68 % de la masse salariale). La part principale (0,59 %) représente 5 900 €, et le solde (0,09 %) 900 €. Si l’entreprise a un CFA et a engagé 2 000 € pour les formations de ses apprentis, elle peut, dans la limite du plafond prévu par décret, déduire ces 2 000 € de la part principale : elle reverse donc 3 900 € à France compétences. Le solde de 900 € est déclaré annuellement : l’employeur désigne via le service dématérialisé de la Caisse des dépôts les établissements destinataires pour la part correspondante et peut aussi verser directement une portion aux CFA bénéficiaires. Si l’entreprise dépasse le seuil lié à la contribution supplémentaire à l’apprentissage, elle obtient en plus une créance imputable sur ce solde (calculée selon la règle prévue par arrêté), mais cette créance ne peut pas être restituée ni reportée.
- La taxe d’apprentissage est répartie en deux parts fixes : 0,59 % (part principale) et 0,09 % (solde).
- La part principale (0,59 %) est destinée au financement de l’apprentissage et est reversée à France compétences, sauf déductions autorisées.
- Une entreprise disposant d’un CFA peut déduire, sous conditions et dans la limite d’un plafond fixé par décret, les dépenses liées aux formations qu’elle y dispense et les versements pour développer de nouvelles formations utilisées pour ses apprentis.
- Les modalités précises de déduction et les plafonnements sont déterminés par décret (vérifier texte réglementaire applicable).
- La part principale est recouvrée selon la périodicité des cotisations et contributions de sécurité sociale (modalités de recouvrement : voir L.6131-3).
- Le solde (0,09 %) est déclaré et recouvré annuellement : une partie est versée via la Caisse des dépôts aux établissements choisis, l’autre partie peut être versée directement aux CFA.
- L’employeur désigne les établissements destinataires du solde via un service dématérialisé mis en place par la Caisse des dépôts ; un décret fixe les informations transmises aux services de recouvrement.
- Les entreprises dépassant le seuil de la contribution supplémentaire à l’apprentissage bénéficient d’une créance calculée (plafonnée) imputable sur le solde ; cette créance et les subventions associées ne peuvent être ni reportées ni remboursées.
- L’article renvoie à L.133-10 du code de la sécurité sociale pour les règles de calcul applicables aux parts (arrondis, base de calcul, etc.).