L'Explication Prémisse
Cet article permet qu'une partie du contrat de professionnalisation se déroule à l'étranger sous conditions strictes : la période à l'étranger ne peut pas dépasser un an ni la moitié de la durée totale du contrat (le contrat peut être allongé jusqu'à 24 mois). Une convention formelle doit organiser la mobilité entre l'employeur, le bénéficiaire, l'organisme de formation français et la/les structures d'accueil à l'étranger. Selon le dispositif choisi (mise en veille ou mise à disposition), la structure d'accueil prend en charge les conditions de travail et la sécurité sociale du bénéficiaire pendant la mobilité, sauf exceptions (notamment hors UE où une assurance volontaire peut être nécessaire). Pendant la mobilité, l'article L.6325-13 ne s'applique pas.
Exemple concret : Marie, salariée en contrat de professionnalisation chez un équipementier automobile à Rennes (contrat de 12 mois), part six mois en Allemagne pour suivre une formation technique et travailler dans l'atelier d'une filiale. L'employeur, Marie, l'organisme de formation français et la filiale allemande signent une convention précisant la durée et les responsabilités. La période à l'étranger (6 mois) respecte la limite d'un an et la moitié du contrat (6 mois = moitié de 12 mois). Pendant cette période, la filiale allemande assume la responsabilité des conditions de travail et Marie relève du régime de sécurité sociale allemand. Si besoin, l'employeur a porté la durée du contrat à 18 mois pour mieux articuler formation et activité en France et à l'étranger.
- Durée maximale de la mobilité : 1 an et au plus la moitié de la durée totale du contrat.
- Durée totale du contrat pouvant être portée à 24 mois.
- Obligation de conclure une convention organisant la mobilité entre les parties (employeur, bénéficiaire, organisme de formation français et structure(s) d'accueil).
- Deux modalités principales : mise en veille du contrat (structure d'accueil responsable des conditions de travail) ou mise à disposition auprès de la structure d'accueil.
- Pendant la mobilité, l'article L.6325-13 ne s'applique pas (disposition spécifique du Code du travail suspendue durant la mobilité).
- Règles de sécurité sociale : en principe, le bénéficiaire relève du régime de l'État d'accueil ; si ce n'est pas un salarié dans cet État, la couverture est régie par le code de la sécurité sociale français pour les risques listés (maladie, vieillesse, maternité, AT/MP, invalidité).
- Hors Union européenne, la couverture peut nécessiter une adhésion à une assurance volontaire, sauf dispositions contraires des règlements européens ou conventions internationales de sécurité sociale.
- Dérogation pour mobilités « en entreprise » : lorsque l'employeur de l'État d'accueil prend des engagements offrant des garanties équivalentes, la convention peut être conclue entre les parties et l'organisme de formation français ; la liste des garanties est fixée par décret.
- Mobilité dans un organisme de formation d'accueil partenaire : la convention peut alors être conclue entre le bénéficiaire, l'employeur français et l'organisme de formation français si un partenariat existe entre organismes de formation.