L'Explication Prémisse
Cet article oblige l'employeur qui veut convertir un CDD en CDI à proposer formellement la transformation avant la fin du CDD par un envoi qui prouve la date de réception (LRAR, remise contre décharge, ou équivalent). L'employeur doit laisser au salarié un délai raisonnable pour accepter ou refuser et prévenir que l'absence de réponse sera considérée comme un refus. Si le salarié refuse (expressément ou tacitement), l'employeur a un mois pour en informer l'opérateur France Travail par voie dématérialisée en fournissant un descriptif précis du poste proposé et des éléments comparant emploi, rémunération, durée de travail, classification et lieu. France Travail peut demander des compléments (15 jours pour répondre) et informera ensuite le salarié des conséquences de son refus sur l'ouverture du droit aux allocations chômage visées à l'article L.5422-1.
Une entreprise embauche en CDD un technicien du 1er janvier au 31 mars. Le 10 mars, l'employeur veut le garder en CDI : il lui envoie une lettre recommandée avec accusé de réception proposant le CDI et fixe un délai de réflexion de 10 jours en précisant que sans réponse ce sera considéré comme un refus. Le salarié ne répond pas avant le 20 mars → tacite refus. L'employeur doit, avant le 20 avril (un mois), déclarer ce refus sur la plateforme de France Travail en décrivant le poste, en précisant que la rémunération, la durée et la classification sont équivalentes et en indiquant la date à laquelle le délai de réponse est expiré. Si France Travail demande des informations manquantes, l'employeur a 15 jours pour les fournir. France Travail préviendra ensuite le salarié et lui indiquera l'impact de son refus sur ses droits à l'allocation chômage.
- La proposition de CDI doit être notifiée avant l'échéance du CDD et par un moyen donnant date certaine (LRAR, remise contre décharge ou équivalent).
- L'employeur doit laisser un délai raisonnable au salarié pour répondre et préciser que l'absence de réponse vaut refus.
- Le refus peut être exprès (réponse du salarié) ou tacite (silence à l'issue du délai).
- En cas de refus, l'employeur a un mois pour informer l'opérateur France Travail par voie dématérialisée.
- La déclaration à France Travail doit comprendre un descriptif de l'emploi proposé et des éléments justifiant en quoi l'emploi, la rémunération, la durée de travail, la classification et le lieu sont identiques ou similaires.
- Si les informations sont incomplètes, France Travail demande des compléments ; l'employeur dispose de 15 jours pour répondre.
- À réception des informations complètes, France Travail informe le salarié et l'avertit des conséquences du refus sur l'ouverture du droit à l'allocation visée à l'article L.5422-1 (allocations chômage).
- Respecter ces formalités est important : défaut de notification ou d'information peut priver l'opérateur/des parties des éléments nécessaires et avoir des conséquences administratives ou sociales (ex. contestation, impact sur droits à indemnisation).