Code Civil

Article 156 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"Les officiers de l'état civil qui auraient procédé à la célébration des mariages contractés par des fils ou filles n'ayant pas atteint l'âge de dix-huit ans accomplis sans que le consentement des pères et mères, celui des aïeuls ou aïeules et celui du conseil de famille, dans le cas où il est requis, soit énoncé dans l'acte de mariage, seront, à la diligence des parties intéressées ou du procureur de la République près le tribunal judiciaire de l'arrondissement où le mariage aura été célébré, condamnés à l'amende portée en l'article 192 du code civil."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article oblige les officiers de l'état civil (par exemple le maire ou son adjoint) à vérifier et à inscrire dans l'acte de mariage, quand il s'agit d'un fils ou d'une fille âgé(e) de moins de 18 ans, le consentement des parents, éventuellement des grands‑parents ou, si la loi l'exige, du conseil de famille. Si ces consentements ne figurent pas dans l'acte, l'officier qui a célébré le mariage peut être puni d'une amende prévue par l'article 192 du Code civil, sur saisine des proches concernés ou du procureur de la République.

Exemple Concret

Un maire célèbre le mariage d'une jeune femme de 17 ans sans demander ni faire mention du consentement de ses parents. Plus tard, les parents constatent que leur approbation n'est pas portée sur l'acte et saisissent le procureur : le maire peut alors être poursuivi et condamné à l'amende prévue par l'article 192.

Points Clés à Retenir
  • S’applique aux mariages de fils ou filles n’ayant pas atteint 18 ans.
  • L’officier de l’état civil doit s’assurer que le consentement des père et mère (et, le cas échéant, des aïeuls ou du conseil de famille) est obtenu et inscrit dans l’acte de mariage.
  • Si ces consentements ne sont pas énoncés dans l’acte, l’officier encourt une amende (référence à l’article 192 du Code civil).
  • La sanction est encourue à la demande des parties intéressées (par ex. parents) ou du procureur de la République du tribunal judiciaire où le mariage a été célébré.
  • L’article vise la responsabilité de l’officier célébrant ; il porte sur une sanction pénale/administrative et non, dans son texte, sur la nullité automatique du mariage.
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