Code Civil

Article 191 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"Tout mariage qui n'a point été contracté publiquement, et qui n'a point été célébré devant l'officier public compétent, peut être attaqué, dans un délai de trente ans à compter de sa célébration, par les époux eux-mêmes, par les père et mère, par les ascendants et par tous ceux qui y ont un intérêt né et actuel, ainsi que par le ministère public."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit que lorsqu'un mariage n'a pas respecté les formalités publiques (publication des bans) ou n'a pas été célébré devant l'officier d'état civil compétent (par exemple s'il n'y a eu qu'une cérémonie privée ou religieuse sans acte civil), ce mariage peut faire l'objet d'une action en nullité pendant trente ans à compter de sa célébration. Peuvent demander cette nullité : les époux eux-mêmes, les parents (père et mère), les autres ascendants, toute personne qui a un intérêt réel et présent, et le ministère public. En résumé : défaut de publicité ou d'autorité = possibilité de contester le mariage dans un délai long (30 ans) par des personnes déterminées.

Exemple Concret

Paul et Marie se sont mariés uniquement lors d'une cérémonie religieuse tenue chez un prêtre, sans qu'ils n'aient effectué la cérémonie civile à la mairie ni la publication des bans. Dix ans plus tard, la famille de Marie découvre l'absence d'acte civil. Les parents de Marie peuvent saisir le tribunal pour demander l'annulation du mariage dans les trente ans qui suivent la célébration. Paul et Marie eux-mêmes peuvent aussi demander l'annulation s'ils le souhaitent.

Points Clés à Retenir
  • L'article vise les mariages qui n'ont pas été publiés et/ou qui n'ont pas été célébrés devant l'officier d'état civil compétent (manquement aux formalités civiles).
  • La voie ouverte est une action en nullité (on « attaque » le mariage) pendant un délai de trente ans à partir de la célébration.
  • Peuvent agir : les époux eux-mêmes, le père et la mère, les ascendants, toute personne ayant un intérêt né et actuel (intérêt réel et présent), et le ministère public.
  • L'expression « intérêt né et actuel » exclut les intérêts purement hypothétiques ou futurs : il faut un intérêt existant au moment de l'action.
  • Le point de départ du délai de trente ans est la date de la célébration du mariage, et non la date de la découverte du vice.

Continuez votre lecture

Inscrivez-vous gratuitement pour accéder à tout le contenu

  • Fiches d'arrêts complètes
  • Explications IA du Code Civil
  • Cas pratiques et flashcards

Gratuit • Sans carte bancaire • En 30 secondes

Besoin d'aide sur cet article ?

Vous avez un cas pratique ou une fiche d'arrêt à réaliser sur l'article 191 ? L'IA Prémisse peut vous aider à rédiger votre devoir.

Disponible 24/7 • Méthodologie CRFPA