Code Civil

Article 1138 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"Le dol est également constitué s'il émane du représentant, gérant d'affaires, préposé ou porte-fort du contractant. Il l'est encore lorsqu'il émane d'un tiers de connivence."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Le dol (la fraude) vise les manœuvres ou mensonges faits pour pousser quelqu’un à conclure un contrat. L’article dit simplement que si ces tromperies proviennent non seulement de la partie elle‑même, mais aussi de son représentant (mandataire), gérant d’affaires, employé (préposé) ou d’un porte‑fort (quelqu’un qui se porte garant), elles sont considérées comme du dol. De même, si un tiers complice (en connivence) a trompé l’autre partie pour favoriser le contractant, cette tromperie vaut aussi dol. En clair : on impute au contractant la fraude commise par les personnes qui agissent pour lui ou avec lui.

Exemple Concret

Vous achetez une voiture d’occasion auprès d’un vendeur professionnel. Son vendeur (préposé) vous assure que le véhicule n’a jamais eu d’accident et masque un choc important au niveau du châssis. Plus tard, vous découvrez le vice. Même si le dirigeant de la société ignorait la dissimulation, la tromperie du vendeur est imputée au professionnel : il y a dol et vous pouvez demander l’annulation de la vente et des dommages‑intérêts. De même, si un ami complice du vendeur vous a volontairement trompé pour conclure la vente, cette connivence constitue aussi du dol.

Points Clés à Retenir
  • Le dol n’est pas limité à la personne qui signe le contrat : il s’étend aux actes du représentant, gérant d’affaires, préposé et porte‑fort du contractant.
  • La tromperie commise par un tiers en connivence avec le contractant est aussi constitutive de dol.
  • Effet juridique principal : le dol permet à la victime d’obtenir l’annulation (la nullité) du contrat et/ou des dommages‑intérêts pour le préjudice subi.
  • La responsabilité du contractant est engagée même s’il n’a pas directement commis la tromperie : les actes de ses agents ou personnes agissant pour lui lui sont imputés.
  • La victime doit prouver l’existence d’une manœuvre ou d’un mensonge ayant déterminé son consentement, et la connivence le cas échéant.
  • Le dol suppose une intention de tromper (élément moral) ; la simple erreur ou négligence ne suffit pas sans comportement délibéré de tromperie.

Continuez votre lecture

Inscrivez-vous gratuitement pour accéder à tout le contenu

  • Fiches d'arrêts complètes
  • Explications IA du Code Civil
  • Cas pratiques et flashcards

Gratuit • Sans carte bancaire • En 30 secondes

Besoin d'aide sur cet article ?

Vous avez un cas pratique ou une fiche d'arrêt à réaliser sur l'article 1138 ? L'IA Prémisse peut vous aider à rédiger votre devoir.

Disponible 24/7 • Méthodologie CRFPA