Code Civil

Article 1190 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"Dans le doute, le contrat de gré à gré s'interprète contre le créancier et en faveur du débiteur, et le contrat d'adhésion contre celui qui l'a proposé."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit que lorsqu'une clause du contrat est obscure ou qu'on ne sait pas quelle interprétation retenir, on tranche en défaveur de celui qui a le droit d'exiger la prestation (le créancier) et en faveur de celui qui doit exécuter la prestation (le débiteur) pour les contrats négociés. Pour les contrats d'adhésion (formulaires ou conditions générales imposées par l'une des parties), l'ambiguïté profite à la partie qui a adhéré au texte et se résout contre celui qui l'a rédigé ou proposé. C'est une règle d'interprétation subsidiaire destinée à protéger la partie la plus faible et à inciter les rédacteurs à être clairs, mais elle n'autorise pas à inventer des obligations non prévues par le contrat.

Exemple Concret

Exemple 1 (contrat de gré à gré) : un prêt entre deux particuliers contient une clause ambiguë sur la date d'échéance des mensualités ; si on ne peut déterminer la volonté des parties, l'interprétation favorisera l'emprunteur (débiteur) plutôt que le prêtant (créancier). Exemple 2 (contrat d'adhésion) : un fournisseur d'accès impose des conditions générales avec une clause peu claire sur les frais de résiliation ; en cas de doute, la clause sera interprétée contre le fournisseur (celui qui a proposé le contrat) et au bénéfice de l'abonné.

Points Clés à Retenir
  • S'applique uniquement 'dans le doute' : quand l'interprétation reste incertaine après examen du texte et des éléments extérieurs.
  • Pour les contrats de gré à gré : l'ambiguïté s'interprète contre le créancier (celui qui peut exiger la prestation) et en faveur du débiteur (celui qui doit exécuter).
  • Pour les contrats d'adhésion : l'ambiguïté s'interprète contre la partie qui a proposé/rédigé le contrat (souvent la partie plus forte).
  • But : protéger la partie la plus faible et éviter que le rédacteur profite d'une rédaction ambiguë.
  • Règle subsidiaire : elle n'exclut pas l'usage des autres moyens d'interprétation (intention commune, contexte, usage, bonne foi).
  • Ne permet pas de créer des obligations nouvelles ou contraires à la volonté des parties clairement exprimée.
  • Incite les rédacteurs à la clarté : qui rédige prend le risque d'une interprétation défavorable en cas d'ambiguïté.
  • S'applique souvent en jurisprudence : c'est un outil d'aide au juge pour trancher les litiges d'interprétation.

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