Code Civil

Article 1793 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"Lorsqu'un architecte ou un entrepreneur s'est chargé de la construction à forfait d'un bâtiment, d'après un plan arrêté et convenu avec le propriétaire du sol, il ne peut demander aucune augmentation de prix, ni sous le prétexte de l'augmentation de la main-d'oeuvre ou des matériaux, ni sous celui de changements ou d'augmentations faits sur ce plan, si ces changements ou augmentations n'ont pas été autorisés par écrit, et le prix convenu avec le propriétaire."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit simplement que si un architecte ou un entrepreneur s'engage à construire un bâtiment pour un prix forfaitaire fondé sur un plan définitivement arrêté avec le propriétaire du terrain, il ne peut pas réclamer plus d'argent ensuite parce que les matériaux ou la main-d'œuvre ont coûté plus cher, ni parce qu'il a apporté des modifications au plan, sauf si ces modifications ont été expressément autorisées par écrit par le propriétaire et que le nouveau prix a été convenu. Autrement dit, le risque d'augmentation de prix pèse sur le constructeur sauf accord écrit contraire avec le propriétaire.

Exemple Concret

M. Dupont fait signer à un entrepreneur un contrat forfaitaire pour la construction d'une maison selon des plans précis pour 200 000 €. En cours de chantier, le prix du bois augmente fortement et l'entrepreneur demande 10 000 € supplémentaires. L'entrepreneur ne peut pas imposer cette augmentation. En revanche, si M. Dupont demande un agrandissement du séjour et signe un document écrit acceptant le changement de plan et le nouveau montant de 8 000 €, l'entrepreneur peut alors être payé ce supplément.

Points Clés à Retenir
  • S'applique au contrat de construction « à forfait » (prix global fixe).
  • Le prix convenu ne peut être augmenté pour cause d'augmentation du coût des matériaux ou de la main-d'œuvre.
  • Les modifications ou augmentations apportées au plan ne justifient une hausse de prix que si elles ont été autorisées par écrit par le propriétaire.
  • L'accord écrit doit porter non seulement sur la modification du plan mais aussi sur le nouveau prix convenu.
  • Protège le propriétaire du sol contre des demandes de supplément non prévues après signature du contrat.
  • L'entrepreneur supporte le risque des variations de prix sauf stipulation contraire écrite acceptée par les deux parties.
  • Les autorisations orales ne suffisent pas : il faut un écrit (avenant, ordre écrit, devis signé, etc.).
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