Code Civil

Article 264 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"A la suite du divorce, chacun des époux perd l'usage du nom de son conjoint. L'un des époux peut néanmoins conserver l'usage du nom de l'autre, soit avec l'accord de celui-ci, soit avec l'autorisation du juge, s'il justifie d'un intérêt particulier pour lui ou pour les enfants."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Après un divorce, en principe chacun des époux perd le droit d’utiliser le nom de l’autre (le « nom d’usage » qu’on portait pendant le mariage). Toutefois, l’un des ex-époux peut continuer à l’employer si l’autre y consent, ou si un juge l’autorise parce qu’il existe un intérêt particulier — par exemple un intérêt lié à la situation personnelle de l’ex-époux ou au bien‑être des enfants.

Exemple Concret

Sophie était connue professionnellement sous le nom « Sophie Martin » (nom de son mari). Après le divorce, elle n’a plus le droit d’utiliser « Martin ». Mais si son ex-mari accepte par écrit, ou si le juge estime qu’elle a un intérêt particulier (sa clientèle la connaît sous ce nom et leurs enfants portent encore le nom « Martin »), Sophie pourra continuer à utiliser « Martin » pour son travail et auprès des administrations.

Points Clés à Retenir
  • Règle générale : après le divorce, disparition du droit d’usage du nom du conjoint.
  • Exception 1 : l’ex-époux peut conserver le nom si l’autre y consent.
  • Exception 2 : le juge peut autoriser la conservation du nom s’il existe un intérêt particulier pour l’ex-époux ou pour les enfants.
  • L’intérêt particulier doit être réel et sérieux (ex. identité professionnelle, stabilité des enfants, insertion sociale).
  • La demande d’autorisation peut être examinée par le juge lors de la procédure de divorce ou après, selon les circonstances.
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