Code Civil

Article 348-4 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"Le consentement à l'adoption des enfants de moins de deux ans n'est valable que si l'enfant a été effectivement remis au service de l'aide sociale à l'enfance, sauf le cas où il existe un lien de parenté ou d'alliance jusqu'au sixième degré inclus entre l'adoptant et l'adopté ou dans les cas d'adoption de l'enfant du conjoint, du partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou du concubin."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit que, pour les enfants de moins de deux ans, le consentement à l’adoption (généralement celui des parents biologiques) n’est considéré comme valable que si l’enfant a été remis concrètement au service de l’aide sociale à l’enfance (ASE). En clair, on exige que l’enfant soit d’abord pris en charge par l’autorité publique chargée de sa protection avant que le consentement produise effet, afin d’éviter des adoptions hâtives ou irrégulières. Il existe toutefois des exceptions : si l’adoptant est un parent ou allié jusqu’au sixième degré (donc un membre de la famille, même assez éloigné) ou s’il s’agit d’adopter l’enfant du conjoint, du partenaire PACS ou du concubin, alors cette remise à l’ASE n’est pas exigée.

Exemple Concret

Marie accouche et souhaite faire adopter son bébé de quelques semaines. Selon l’article, son consentement ne pourra être considéré comme valable que si le nouveau-né est d’abord confié au service de l’aide sociale à l’enfance. En revanche, si ce sont les grands-parents maternels qui veulent adopter l’enfant, ils peuvent recevoir le consentement sans que l’enfant ait été remis à l’ASE (cas de parenté jusqu’au sixième degré).

Points Clés à Retenir
  • Champ d’application : concerne les enfants de moins de deux ans.
  • Condition de validité : le consentement à l’adoption n’est valable que si l’enfant a été effectivement remis au service de l’aide sociale à l’enfance (ASE).
  • Objet de la remise : il s’agit d’une prise en charge concrète par l’ASE, pas d’une simple formalité administrative.
  • Exceptions : la remise à l’ASE n’est pas exigée si l’adoptant a un lien de parenté ou d’alliance jusqu’au sixième degré avec l’enfant.
  • Autre exception : pas de remise exigée pour l’adoption de l’enfant du conjoint, du partenaire lié par un PACS ou du concubin (adoption par le beau-parent/partenaire).
  • Finalité : protection des très jeunes enfants et contrôle des conditions d’adoption pour éviter les risques d’abus ou de pressions hâtives.
  • Conséquence pratique : si la remise à l’ASE est requise mais n’a pas eu lieu, le consentement peut être considéré comme invalide et compromettre la régularité de l’adoption.
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