Code Civil

Article 901 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"Pour faire une libéralité, il faut être sain d'esprit. La libéralité est nulle lorsque le consentement a été vicié par l'erreur, le dol ou la violence."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit simplement que pour faire une libéralité (donation, legs, cadeau important consigné juridiquement), il faut être mentalement capable au moment où on l'accorde : « sain d'esprit » signifie comprendre la nature et les conséquences de l'acte. De plus, si le consentement a été faussé par une erreur (on s'est trompé sur une information essentielle), par le dol (on a été trompé ou manipulé par quelqu'un qui a voulu obtenir le bien) ou par la violence (menaces, contrainte ou pressions graves), alors la libéralité peut être annulée : le donateur n’a pas réellement donné librement son accord.

Exemple Concret

Mme Martin, âgée et confiante, croit que son neveu s’occupera seulement d’un bien à titre provisoire ; celui-ci lui assure mensongèrement qu’il s’agit d’un prêt mais fait signer un acte de donation. Plus tard, Mme Martin ou sa famille prouvent qu’elle a été trompée (dol) et que, de surcroît, elle souffrait de troubles empêchant son discernement (pas « saine d’esprit »). La donation pourra être annulée et le bien rendu.

Points Clés à Retenir
  • La libéralité : cadeau juridique (donation, legs) qui transfère un avantage sans contrepartie.
  • Capacité requise : le donateur doit être « sain d’esprit » au moment de l’acte (compréhension et volonté libres).
  • Vices du consentement : l’acte est annulable si le consentement a été vicié par : l’erreur (sur une qualité essentielle), le dol (manœuvres ou mensonges destinés à obtenir le consentement) ou la violence (menaces, pressions, contrainte).
  • Nature de l’erreur : elle doit porter sur un élément essentiel du bien ou de la personne pour vicier le consentement.
  • Dol : suppose une intention de tromper et des manœuvres qui ont déterminé le consentement.
  • Violence : peut être physique ou morale (menaces, pressions abusives, exploitation d’une vulnérabilité).
  • Conséquence : la libéralité est nulle/annulable et peut être remise en cause par les personnes concernées si elles prouvent le vice du consentement.
  • Preuve et action : c’est généralement à celui qui conteste l’acte de démontrer l’erreur, le dol ou la violence ; les proches ou les héritiers peuvent agir pour obtenir l’annulation.
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