Code Civil

Article 914-1 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"Les libéralités, par actes entre vifs ou par testament, ne pourront excéder les trois quarts des biens si, à défaut de descendant, le défunt laisse un conjoint survivant, non divorcé."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit simplement que si une personne meurt sans laisser d'enfants et qu'elle laisse un conjoint marié (toujours marié, pas divorcé), elle ne peut pas, par donations de son vivant ni par testament, disposer de plus des trois quarts de ses biens : au moins un quart de son patrimoine doit revenir au conjoint survivant. Autrement dit, le conjoint bénéficie d'une part minimale protégée dont on ne peut priver le défunt en faisant des libéralités trop importantes.

Exemple Concret

Marie décède, elle n'a pas d'enfants et son mari Paul est toujours son époux. Le patrimoine net de Marie est de 100 000 €. Par testament ou par donations antérieures, Marie ne peut pas donner plus de 75 000 € à d'autres personnes. Au minimum 25 000 € doivent revenir à Paul (sauf s'il renonce à la succession).

Points Clés à Retenir
  • Portée : s'applique aux libéralités par actes entre vifs (donations) et par testament.
  • Plafond : les libéralités ne peuvent excéder les trois quarts du patrimoine du défunt (maximum 75 %).
  • Protection du conjoint : implication pratique — le conjoint survivant non divorcé conserve au minimum un quart du patrimoine.
  • Condition essentielle : absence de descendant ; la règle ne s'applique que si le défunt n'a pas d'enfants (ou de descendants).
  • Condition de statu matrimonial : le conjoint doit être marié au moment du décès et ne pas être divorcé (le divorce écarte cette protection).
  • Prise en compte des actes antérieurs : les donations faites du vivant du défunt sont prises en compte pour le calcul du plafond.
  • Effet pratique : empêche de déshériter complètement le conjoint survivant — il peut revendiquer sa part minimale au titre de la succession.
  • Exceptions/variantes possibles : le conjoint peut renoncer à la succession ou conclure des accords (par ex. contrat entre époux) qui modifient les effets, et d'autres règles successorales peuvent s'appliquer selon la situation patrimoniale (régime matrimonial, créances, dettes).
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